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Drapeaux imprimés pour un club sportif, séchage après production
Impression Grand Format

Préparer un stand de salon : la checklist des supports

Six semaines avant le salon, tout se joue. Voici le rétroplanning, les formats qui fonctionnent au Palais des Festivals de Cannes, et les quatre supports que les exposants oublient systématiquement.

2024-11-15 · Cannes · Rédaction Diferance

Un stand de salon se prépare six semaines avant l'ouverture. Le socle tient en cinq supports : un fond de stand ou un mur d'image, un ou deux roll-up 85 x 200 cm, une signalétique de comptoir lisible à trois mètres, des documents à emporter, et un objet marqué qui prolonge le contact. À Cannes, où le Palais des Festivals impose ses contraintes de montage et de hauteur, le rétroplanning compte autant que la qualité d'impression. Notre atelier de Villeneuve-Loubet produit le grand format et l'imprimerie en interne, avec un délai de 3 à 5 jours ouvrés après validation du BAT pour les documents papier.

On voit passer beaucoup d'exposants du 06 en novembre et en janvier, juste avant les gros salons cannois. Le scénario est presque toujours le même : le stand est réservé depuis des mois, le budget est validé, et personne n'a pensé aux visuels avant les quinze derniers jours. Ça se fait quand même. Ça coûte plus cher et ça se voit sur le résultat.

Le grand format n'est pas le problème. Une bâche ou un roll-up s'imprime vite. Ce qui prend du temps, c'est de décider ce qu'on écrit dessus, de le mettre en page, de le faire valider par trois personnes qui ne sont pas d'accord, et de découvrir la veille que le logo fourni est un JPEG de 400 pixels.

Le rétroplanning à six semaines, semaine par semaine

ÉchéanceCe qui doit être fait
J moins 6 semainesPlan du stand validé, dimensions exactes, contraintes de l'organisateur lues
J moins 5 semainesMessage principal arrêté, offre à mettre en avant, appel à l'action
J moins 4 semainesMaquettes graphiques, fichiers sources rassemblés, photos choisies
J moins 3 semainesValidation du BAT, lancement production grand format et imprimerie
J moins 2 semainesRéception, contrôle, objets publicitaires livrés et comptés
J moins 1 semaineMontage à blanc si possible, briefing de l'équipe, chargement du véhicule

Les délais critiques sont ceux des objets publicitaires. Un textile marqué demande 5 à 10 jours ouvrés selon la technique, et les objets viennent souvent de fournisseurs extérieurs avec leurs propres contraintes. Nous détaillons ce point dans l'article sur l'anticipation des délais en objets publicitaires.

Les formats qui fonctionnent vraiment sur un stand

Un stand se lit de loin, puis de près. Ces deux distances demandent deux traitements différents, et c'est la faute la plus fréquente : tout écrire à la même taille.

  • Le fond de stand, en textile tendu ou en bâche, porte le nom et la promesse en trois mots maximum. Il se lit à dix mètres, dans le bruit, entre deux passages de visiteurs.
  • Le roll-up 85 x 200 cm est le couteau suisse de l'exposant : léger, autonome, rangé en housse, réutilisable sur plusieurs salons si vous évitez d'y mettre une date.
  • Le totem textile monte en gamme visuellement, avec un rendu mat sans reflet sous les spots. Notre comparatif roll-up, kakémono ou totem textile détaille les écarts.
  • La signalétique de comptoir, souvent bâclée, doit rester lisible à trois mètres. C'est elle qui capte le visiteur qui hésite à s'arrêter.
  • Les documents à emporter, imprimés sur un papier qui a de la tenue en main. Un flyer mou finit dans la première poubelle du hall.
Impression grand format d'une bâche couleur sur traceur dans l'atelier Diferance
Impression grand format sortie de notre atelier

Ce que les exposants oublient systématiquement

Quatre oublis reviennent chaque année, et ils coûtent tous des contacts.

Le premier, c'est le véhicule. Vous faites l'aller-retour depuis Nice, Antibes ou Grasse, vous vous garez sur les parkings du salon, vous circulez dans les embouteillages de la Croisette. Un véhicule marqué, c'est jusqu'à 70 000 contacts visuels par jour selon 3M (données 3M reprises par ARD Ventures), et 64 % des automobilistes déclarent remarquer ces marquages selon Nielsen. Un lettrage adhésif démarre à 120 € HT, ce qui reste dérisoire face au prix d'un stand.

Le deuxième, c'est la quantité de cartes de visite. Trois jours de salon actif, ça part vite. Prévoyez large, le coût unitaire est marginal.

Le troisième, c'est l'objet qui reste. Le prospect repart avec sept sacs. Ce qui survit à son bureau, c'est ce qui est utile. Un objet bien choisi vit longtemps : 40 % des personnes gardent un textile publicitaire plus de dix ans (ASI Central, 2020).

Le quatrième, c'est la tenue de l'équipe. Trois personnes en polo marqué sur un stand, ça change la perception avant même le premier mot échangé.

À retenir
  • Rétroplanning de 6 semaines, avec la validation du BAT à J moins 3 semaines.
  • Imprimerie : 3 à 5 jours ouvrés après BAT. Textile : 5 à 10 jours ouvrés.
  • Roll-up standard 85 x 200 cm, lisible de loin, transportable en housse.
  • Véhicule marqué : jusqu'à 70 000 contacts visuels par jour selon 3M, à partir de 120 € HT en lettrage.

Les contraintes qu'il faut lire avant de dessiner quoi que ce soit

Chaque organisateur impose son règlement technique. Hauteur maximale des structures, interdiction de percer les cloisons, poids au sol, horaires de montage, accès des véhicules aux quais. Sur les gros salons cannois, les créneaux de montage sont serrés et un support hors gabarit ne rentre pas, tout simplement.

Lisez ce document avant la conception graphique, pas après. Une bâche trop haute se recoupe mal, un totem trop lourd ne monte pas dans l'ascenseur de service. Ces contraintes ne sont pas négociables sur place, et elles se transforment en soirée blanche la veille de l'ouverture.

Préparer des fichiers qui ne cassent pas à l'impression

Le grand format ne pardonne pas les fichiers approximatifs. Une image agrandie six fois révèle chaque défaut. Les règles de préparation, résolution, fonds perdus, marges de sécurité et conversion des couleurs, sont détaillées dans notre guide sur la préparation d'un fichier grand format. Autre point qui surprend beaucoup d'exposants : la différence de rendu entre une couleur vue à l'écran et la même imprimée, sujet traité dans quadri ou Pantone.

Si vos fichiers n'existent pas, ou si votre identité visuelle date d'avant votre dernière refonte, mieux vaut le savoir six semaines avant qu'à quinze jours. C'est le moment de faire le point sur vos supports graphiques.

Un salon coûte cher en place, en déplacement et en temps d'équipe. Les visuels représentent une fraction de ce budget et déterminent pourtant si les gens s'arrêtent. Envoyez-nous le plan de votre stand et la date d'ouverture, nous remontons le rétroplanning avec vous et chiffrons l'ensemble sous 48 heures ouvrées. Vous pouvez aussi regarder ce que nous produisons en impression grand format avant de nous appeler au 09 82 24 66 07.

Questions fréquentes

Combien de temps avant un salon faut-il commander ses supports ?

Six semaines, c'est le confort. Le grand format se produit vite, mais le vrai goulot d'étranglement est la validation des visuels et l'aller-retour sur le BAT. Comptez 3 à 5 jours ouvrés après validation du BAT pour l'imprimerie, et prévoyez plus large pour les objets publicitaires, souvent produits hors atelier.

Quel format de roll-up choisir pour un stand ?

Le 85 x 200 cm reste le standard qui passe partout et se transporte dans une housse. Le 100 x 200 cm gagne en présence sur un stand large. Au delà, on passe sur du totem textile ou du mur d'image, plus lourd à transporter mais nettement plus impressionnant de loin.

Qu'est-ce qu'on oublie le plus souvent pour un salon ?

Quatre choses reviennent chaque année : la signalétique de comptoir lisible de trois mètres, des cartes de visite en quantité suffisante, un support qui reste après le salon comme un objet marqué, et le marquage du véhicule qui fait la navette. Ce dernier peut générer jusqu'à 70 000 contacts visuels par jour selon 3M.

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